La baisse de l'emploi en France s'accentue très fortement

Publié le par UL Valenciennes

Selon les données de la Dares, l'emploi salarié concurrentiel a chuté de 187.800 postes au premier trimestre 2009, contre 106.800 au trimestre précédent. L'économie française a détruit près de deux fois plus d'emplois salariés sur les trois premiers mois de l'année que sur l'ensemble de 2008.    


Le marché de l'emploi en France broie toujours du noir. Selon les dernières données de la Dares, l'emploi salarié concurrentiel a chuté de 187.800 postes au cours des trois premiers mois de l'année, après une perte de 106.800 au quatrième trimestre 2009. Pire, dans les "secteurs principalement marchands", les effectifs ont reculé de 192.500 postes, après -117.300. Dans l'intérim, la "baisse exceptionnellement forte du quatrième trimestre 2008 se prolonge", note la Dares, avec 80.800 pertes de postes (-15,6%) contre -79.500 sur les trois derniers mois de l'année dernière.

Hors intérim également, l'emploi montre de sérieux signes de faiblesse. A commencer par l'industrie qui voit ses effectifs diminuer de 1,5% (-53.100 postes), après une baisse de 0,8%, et par la construction, en repli de 0,7% (-10.400 postes). Seul motif de satisfaction : les secteurs principalement non marchands continuent de créer des emplois privés (+4.700 postes, soit +0,2%) mais cependant à un rythme ralenti par rapport au trimestre précédent (+10.600, soit +0,5%).

Au total, l'économie française a donc détruit près de deux fois plus d'emplois salariés sur les trois premiers mois de l'année que sur l'ensemble de l'année 2008, où l'on a dénombré 100.500 pertes d'emplois.

Ce bilan de la Dares rejoint celui de Pôle emploi, publié hier. Ce dernier avait annoncé 175.100 destructions d'emplois au premier trimestre dans le privé, soit un recul de 1,1%, d'une ampleur "historique" en un seul trimestre. Sur un an, l'emploi salarié diminue de 1,8% (-296.500 salariés) ramenant à 16,48 millions le nombre de salariés des secteurs concurrentiels.

Faut-il attendre une amélioration dans les mois à venir ? Sûrement pas. Publiées le mois dernier, les prévisions de l'assurance-chômage faisaient état de la perte de 591.000 emplois en 2009 et l'enregistrement de 595.000 chômeurs de plus. Ces nouveaux chômeurs s'ajouteront aux 194.000 supplémentaires de 2008 et aux 132.000 autres attendus par l'Unedic en 2010, soit un total de 921.000 de plus sur trois ans.

Les Échos

 

Publié dans Information nationale

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